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Rue York, vers le Nord, 1856. Archives de la Ville de Toronto, Fonds 1498, pièce 16.

Rue York, vers le Nord, 1856. Archives de la Ville de Toronto, Fonds 1498, pièce 16. Au début de sa construction en 1829, Osgoode Hall se trouvait à l’extérieur de York, mais la ville commençait de l’autre côté de la rue. Les terrains au sud de la rue Lot (aujourd’hui Queen) étaient déjà occupés. Dans les années 1830, la population doublant tous les cinq ans ainsi que les profits potentiels, les propriétaires des terrains de 100 acres sur la rue Lot commencèrent à diviser leurs propriétés. Autour d’Osgoode Hall, les façades étroites étaient destinées aux maisons d’ouvriers.

En 1850, les artères principales de Toronto étaient Front, King, Richmond, Adelaide, Queen, Yonge, Church, Bay et York. En 1885, la rue King entre les rues Church et York demeurait le centre commercial de la ville mais la rue Queen gagnait en importance.

 

Côté ouest de la rue Centre vers le Nord depuis la rue Osgoode, v. 1890. Bibliothèque publique de Toronto, (TRL), T 12491.

Côté ouest de la rue Centre vers le Nord depuis la rue Osgoode, v. 1890.Macaulaytown, le quartier bordé par les rues Queen, Yonge, Edward et Chestnut, est né en même temps que Osgoode Hall. Ce quartier, qui deviendra le déplorable
« Ward », abritait alors des logements décents pour de nombreux artisans.

Les maisons du district étaient de bois et finies en crépi. Elles comptaient un ou deux étages. Quelques établissements publics, des églises, de petites manufactures et des ateliers formaient la communauté. Jusqu’au tournant du siècle, ses habitants étaient surtout de souche anglo-saxonne.

Bien qu’aucun problème n’ait été particulièrement associé à ce district avant la fin du 19e siècle, on vit apparaître un asile des pauvres au coin des rues Elm et Chestnut en 1848, et la rumeur voulait qu’au moins une maison sur la rue Sayer (plus tard Chestnut) soit un bordel.

 

Maison de William Lyon Mackenzie, rue York, v. 1885. Bibliothèque publique de Toronto (TRL), T 11408.

Maison de William Lyon Mackenzie, rue York, v. 1885Les nantis de Toronto habitaient les rues Front et Lot (Queen). À mesure que les propriétés sur cette dernière étaient divisées, le district devint un mélange de classes sociales. Avant les années 1850, le quartier prit une couleur nettement ouvrière.

William Lyon Mackenzie louait cette maison en 1835. Il y résidait lorsqu’il mena la Rébellion de 1837. Sa famille fut sous surveillance des autorités dans cette maison avant d’obtenir la permission de le rejoindre aux États-Unis, où il avait trouvé refuge.

La maison possédait des caves, une cuisine dans le sous-sol et de bons égouts. Il y avait cinq chambres à coucher à l’étage, un verger et une écurie pour deux chevaux. On disait boire de son puits la meilleure eau de Toronto. La maison fut démolie dans les années 1890.

 

Barrières de l’avenue College (University), vers le Nord depuis la rue Queen Ouest,
1880 (?).
Bibliothèque publique de Toronto (TRL), T 13828.

Barrières de l’avenue College (University), vers le Nord depuis la rue Queen Ouest,1880L’avenue University, d’abord appelée avenue College en 1829, était un chemin privé menant à King’s College. Le collège, ancêtre de l’université de Toronto, occupait l’emplacement actuel de Queen’s Park. Le chemin était fermé à la circulation commerciale et aucune rue ne pouvait le traverser. L’accès était contrôlé par des gardiens à chaque bout de l’avenue. La ville, que cette enclave privée empêchait de se développer, pris un bail de 999 ans sur l’avenue en 1859 et l’ouvrit à la circulation générale. L’avenue College était parallèle à Park Lane, plus tard nommée rue University pour être ensuite absorbée par avenue University.

L’aménagement urbain et paysager de l’avenue College avaient été conçus avec soin. Ses châtaigniers étaient réputés et le chemin devint vite une destination favorite des promeneurs du dimanche.

 

Le manège militaire, avenue University, v. 1900. Archives de la Ville de Toronto, Fonds 1497, pièce 3.

Le manège militaire, avenue University, v. 1900Le manège militaire fut construit en 1893 pour abriter les régiments de Toronto. C’était le plus gros immeuble de ce type au Canada et pendant quelque temps, en Amérique du Nord. Le manège militaire fut démoli en 1963 pour faire de l’espace au palais de justice du 361, avenue University. Outre l’entraînement militaire, l’immeuble servait aux foires commerciales et aux événements communautaires.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, le corps de formation d’officiers du Barreau s’entraînait dans les installations du manège militaire. Par ailleurs, les militaires utilisaient Osgoode Hall pour suivre leurs classes. La proximité du manège militaire posait parfois problème : en 1903, les juges et les conseillers à Osgoode Hall se plaignirent que les saluts au canon faisaient vibrer l’immeuble et leur faisaient craindre d’être blessés.

 

Rue York vers le Nord, au sud de la rue King, 1890 Bibliothèque publique de Toronto (TRL), T 12910.

Rue York vers le Nord, au sud de la rue King, 1890Avant les années 1880, le côté est de la rue York, au nord de la rue King avait des apparences de bidonville, jalonné de taudis en bois pourri. Pour un auteur, la rue avait un espoir grâce à son point de vue sur la baie et sur l’un des plus beaux échantillons de l’architecture classique au Canada, Osgoode Hall.

On aperçoit en arrière-plan la maison Rossin, l’un des hôtels les plus en vogue à l’époque. Ouvert en 1857, il fut détrôné par le King Edward en 1903 et fut complètement déchu par l’arrivée de l’hôtel Royal York en 1929. L’immeuble fut démoli en 1969.

 

 

Église épiscopale méthodiste africaine, rue Richmond, 1913. Bibliothèque publique de Toronto (TRL), T 33461.

Église épiscopale méthodiste africaine, rue Richmond, 1913La communauté noire fut l’une des premières minorités à s’établir à Toronto. Les premiers Noirs arrivèrent autour de 1793 comme esclaves ou domestiques des responsables britanniques. La vague suivante d’immigration qui vint des États-Unis était constituée d’esclaves fuyant la captivité ou d’hommes libres espérant trouver du travail dans la ville en pleine expansion. En 1837, Toronto comptait au moins 50 familles de couleur. Les Noirs étaient généralement plus prospères que les groupes qui les suivirent. Beaucoup avaient des métiers et plusieurs réussirent comme commerçants et propriétaires.

Une grande partie des premiers Noirs s’installèrent dans les environs d’Osgoode Hall et y établirent plusieurs églises. L’église épiscopale méthodiste africaine fut formée en 1833.

 


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